« C’est un même objet que je travaille, que je modèle longuement tout d’abord en changeant de perspective sur lui.Tourner autour pour faire résonance, pour découvrir de nouveaux interstices féconds. La porosité de l’objet photographiéest aussi fragilité lorsqu’une empreinte de doigt ou d’ongle reste visible à la surface de la matière. L’argile à modeler est à l’image de l’humain, sensible à son environnement, il en garde certaines traces. Toute création nécessite un pas de côté, cette capacité à envisager des points de vue différents qui ouvre le champ des possibles. Dans mon travail, l’expérience esthétique permet de ré-ouvrir la cartographie de la raison. Je souhaite instaurer des visions du monde qui se ré-approprient la diversité fertile de la faculté imaginative." Célia Boutilier
 
 

Photographie de mise en espace, Exposition Topographie de l’ailleurs, du 2 au 8 mai 2016, Église Saint-Philibert,Dijon

 

Dispositif de cache

Implantation in-situ, plaque de médium, cache et dispositif sonore

2015

PLAGE

Plan séquence 11’56 minutes, Menton.

 

Là-bas aussi il y a du sable et il y a la mer...

Lieu d’introspection ou de projection, l’installation propose une réflexion sur l’impermanence des hommes et les survivances du paysage. Un écran réduit aux dimensions d’une porte reçoit l’image segmentaire d’un paysage de mer calme. Celui-ci est découpé par l’horizon, constante horizontale de notre mode d’observation, ligne d’équilibre, limite de notre vision du monde. Dans un jeu de horschamp, des passants se succèdent pour la contempler et dans leurs mouvements de va-et-vient, ils s’effacent peu à peu.